lundi 12 janvier 2015

I am Charlie.







          I'm back on this Monday as usual, and yet, today is in no way ordinary. No longer since January 7th, 2015.
          I was not a reader of this weekly journal. I have never been. To say it all, it was not a journal I appreciated. Even so, today, me too, I am Charlie.
          I am Charlie because freedom, in everything it embraces, is in danger.
          I am Charlie because what's happening nowadays, everywhere in the world, is grave. Because we need to become conscious of it, fully, and act consequently.
          I am Charlie because the assassinated people - police officers, journalists, artists, average citizens - must not be forgotten nor dead in vain.

          I am Charlie. I am a Police woman. I am Jewish. I am Christian. I am French. I am Free. Because killing, committing a crime, that is not nothing. That is not normal. That is not forgivable. Be it this slaughter or all those which are way too numerous.
          I am so grateful toward the Americans, the Britishs, the Bresilians, the Spanishs, the Germans, the Italians, the Japanese, the women and men from all over the world, to have made their voices be heard, to support as one man Freedom. I am so much, so much grateful.
          To all of you, dear friends from all over the world : thank you. Let's fight together for Freedom. Let's do it.



The Marseillaise, our French national anthem, says it so well :






Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (L'étendard sanglant est levé !)
Entendez-vous dans les campagnes,
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras,
Égorger vos fils, vos compagnes !

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (Ces fers dès longtemps préparés !)
Français, pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !

Quoi ! des cohortes étrangères,
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires,
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Terrasseraient nos fiers guerriers !)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées,
Nos fronts sous le joug se ploieraient,
De vils despotes deviendraient,
Les maîtres de nos destinées !

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !

Tremblez, tyrans et vous perfides,
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides,
Vont enfin recevoir leurs prix ! (Vont enfin recevoir leurs prix !)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !

Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s'armant contre nous. (À regret s'armant contre nous !)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !

Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs,
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Combats avec tes défenseurs !)
Sous nos drapeaux que la victoire,
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants,
Voient ton triomphe et notre gloire !

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !

Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière,
Et la trace de leurs vertus (Et la trace de leurs vertus !)
Bien moins jaloux de leur survivre,
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil,
De les venger ou de les suivre.

Enfants, que l'Honneur, la Patrie,
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie,
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (Des feux qu'ils inspirent tous deux !)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront,
De chanter ce refrain terrible :

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !


#IAmCharlie

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