On se retrouve comme d'habitude en ce lundi, et pourtant, aujourd'hui n'a rien d'ordinaire. Plus depuis mercredi 7 janvier 2015.
Je n'étais pas une lectrice de cet hebdomadaire. Je ne l'ai jamais été. Pour tout dire, ce n'était pas un journal que j'appréciais. Malgré tout, aujourd'hui, moi aussi, je suis Charlie.
Je suis Charlie parce que la liberté, dans tout ce qu'elle embrasse, est en danger.
Je suis Charlie parce que ce qu'il se passe en ce-moment, partout dans le monde, est grave. Qu'il faut en prendre conscience pleinement et agir en conséquence.
Je suis Charlie parce que les personnes assassinées - policiers, juifs, journalistes, artistes, personnes lambda - ne doivent pas être oubliées ni mortes en vain.
Je suis Charlie. Je suis Policière. Je suis Juive. Je suis Chrétienne. Je suis Française. Je suis Libre. Parce que tuer, commettre un crime, ce n'est pas rien. Ce n'est pas normal. Ce n'est pas pardonnable. Qu'il s'agisse de cette tuerie ou de toutes celles qui sont bien trop nombreuses.
Je suis tellement reconnaissante envers les américains, les anglais, les brésiliens, les espagnols, les allemands, les italiens, les japonais, les femmes et hommes du monde entier, d'avoir fait entendre leurs voix, de soutenir comme un seul être la Liberté. Je suis tellement, tellement reconnaissante.
À vous tous, chers amis de partout dans le monde : merci. Battons-nous ensemble pour la Liberté. Faisons-le.
La Marseillaise, notre chant national, le dit tellement bien :
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (L'étendard sanglant est levé !)
Entendez-vous dans les campagnes,
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras,
Égorger vos fils, vos compagnes !
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !
Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ? (Ces fers dès longtemps préparés !)
Français, pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !
Quoi ! des cohortes étrangères,
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires,
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (Terrasseraient nos fiers guerriers !)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées,
Nos fronts sous le joug se ploieraient,
De vils despotes deviendraient,
Les maîtres de nos destinées !
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !
Tremblez, tyrans et vous perfides,
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides,
Vont enfin recevoir leurs prix ! (Vont enfin recevoir leurs prix !)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !
Français, en guerriers magnanimes,
Portez ou retenez vos coups !
Épargnez ces tristes victimes,
À regret s'armant contre nous. (À regret s'armant contre nous !)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs,
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (Combats avec tes défenseurs !)
Sous nos drapeaux que la victoire,
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants,
Voient ton triomphe et notre gloire !
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !
Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière,
Et la trace de leurs vertus (Et la trace de leurs vertus !)
Bien moins jaloux de leur survivre,
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil,
De les venger ou de les suivre.
Enfants, que l'Honneur, la Patrie,
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie,
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (Des feux qu'ils inspirent tous deux !)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront,
De chanter ce refrain terrible :
Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur,
Abreuve nos sillons !
#JeSuisCharlie

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